25 avril 2010

L’Europe du chaos

Europe, l’Europe unie et développée a été un gâchis ce week-end dernier. À la suite du nuage de fumée provenant de l'éruption du Eyjafjall en Islande, l'espace aérien européen s'est effondré. Des milliers de vols ont été annulés et des centaines d'aéroports fermés. Il est difficile d'imaginer le nombre exact de personnes touchées par cette catastrophe naturelle. Mais il est plus difficile encore de calculer le nombre total de personnes touchées, car il y a des impacts indirects considérables.


Profitant des vacances scolaires en France, j'ai commencé par traverser la Manche à Douvres.Cela devait être un voyage relativement calme et pas être trop compliqué, mais j'ai été plongé dans l'hystérie collective. J'ai été sidéré en atteignant le port de Calais de voir des files d'attente de plus de quatre heures pour prendre le ferry vers l'Angleterre. Comme ça arrive souvent dans ces situations, l'atmosphère était désespérée. Bill McConner, un jeune homme d'affaires qui avait été coincé à Rome, a décidé de louer une voiture et a mis 15 heures pour arriver à Calais et prendre le ferry. Ce n'était pas le seul à avoir conduit toute la nuit pour traverser la Manche, il y avait des gens en provenance de Copenhague, d'Amsterdam et de Berlin. A ce moment-là, les théories conspirationnistes s'élaborent, nourries par la privation de sommeil et le désespoir. "Il s'agit d'une stratégie de tous les loueurs de voitures .." Ou c'est peut-être les États-Unis qui ont besoin de notre espace aérien pour tester une nouvelle bombe". Des réflexions émises par des gens qui avaient passé les 24 dernières heures sans dormir.

"Taxi pour Bruxelles 250 €"

Mais quand une catastrophe se produit, il y a toujours quelqu'un qui essaie d'en tirer profit. De retour à Calais, le chaos a continué au même niveau que nous l'avions laissé la semaine précédente. Mais maintenant, il y en a qui tentaient de profiter de la situation.
"Taxi pour Paris 300 euros", proposait un des chauffeurs de taxi avide de trouver une solution pour les passagers désespérés. "Bruxelles pour 250 euros", dit un autre, à la recherche de clients potentiels à l'arrivée au port de Calais. En attendant un bus qui ne venait pas, vers la gare, je l'entends proposer : "D'ici à la gare: 40 euros." C'était sa dernière offre, j'ai commencé à marcher et en quinze minutes, j'avais atteint la gare.

Mateo G. Prieto

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